Il y a 114 ans…
Dimanche 20 janvier 2008…la république des assoiffés de sang assassinait le Roy Louis XVI en le décapitant. Pensant tuer la France, la gueuse n’a en fait que raffermit la foi des dĂ©fenseurs de la libertĂ© et des droits naturels.
Souvenons-nous du martyr de notre Roy et de celui des vendéens et chouans massacrés pour leur foi, souvenons-nous et continuons le combat glorieux pour venger le régicide.
La république doit tomber, préparez-vous à entrer dans le camp des vainqueurs !
Quelle meilleure occasion pour redécouvir le magnifique testament de Louis XVI ?
Testament de Louis XVI
“Au nom de la très Sainte TrinitĂ©, du Père, du fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième de dĂ©cembre mil sept cent quatre vingt douze.”
“Moi, Louis, XVIème du nom, Roi de France, Ă©tant depuis plus de quatre mois enfermĂ© avec ma famille dans la Tour du Temple Ă Paris, par ceux qui Ă©taient mes sujets, et privĂ© de toute communication quelconque, mĂŞme depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliquĂ© dans un Procès dont il est impossible de prĂ©voir l’issue Ă cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prĂ©texte ni moyen dans aucune loi existante, n’ayant que Dieu pour tĂ©moin de mes pensĂ©es, et auquel je puisse m’adresser. Je dĂ©clare ici en sa prĂ©sence, mes dernières volontĂ©s et mes sentiments.
Je laisse mon âme Ă Dieu mon crĂ©ateur, et je le prie de la recevoir dans sa misĂ©ricorde, de ne pas la juger d’après ses mĂ©rites, mais par ceux de Notre Seigneur JĂ©sus Christ qui s’est offert en sacrifice Ă Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.
Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint Pierre auquel JĂ©sus-Christ les avait confiĂ©s. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignĂ©s. Je n’ai jamais prĂ©tendu me rendre juge dans les diffĂ©rentes manières d’expliquer les dogmes qui dĂ©chirent l’Église de JĂ©sus-Christ, mais je m’en suis rapportĂ© et rapporterai toujours, si Dieu m’accorde vie, aux dĂ©cisions que les supĂ©rieurs EcclĂ©siastiques unis Ă la Sainte Église Catholique, donnent et donneront conformĂ©ment Ă la discipline de l’Église suivie depuis JĂ©sus-Christ.
Je plains de tout mon coeur nos frères qui peuvent ĂŞtre dans l’erreur, mais je ne prĂ©tends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en JĂ©sus-Christ suivant ce que la charitĂ© ChrĂ©tienne nous l’enseigne.
Je prie Dieu de me pardonner tous mes pĂ©chĂ©s, j’ai cherchĂ© Ă les connaĂ®tre scrupuleusement, Ă les dĂ©tester et Ă m’humilier en sa prĂ©sence, ne pouvant me servir du Ministère d’un PrĂŞtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volontĂ©) Ă des actes qui peuvent ĂŞtre contraires Ă la discipline et Ă la croyance de l’Église Catholique Ă laquelle je suis toujours restĂ© sincèrement uni de coeur. Je prie Dieu de recevoir la ferme rĂ©solution oĂą je suis, s’il m’accorde vie, de me servir aussitĂ´t que je le pourrai du Ministère d’un PrĂŞtre Catholique, pour m’accuser de tous mes pĂ©chĂ©s, et recevoir le Sacrement de PĂ©nitence.
Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensĂ©s par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense Ă personne), ou Ă ceux Ă qui j’aurais pu avoir donnĂ© de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.
Je prie tous ceux qui ont de la CharitĂ© d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes pĂ©chĂ©s.
Je pardonne de tout mon coeur Ă ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donnĂ© aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de mĂŞme que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.
Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Soeur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont attachés par les liens du sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être.
Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de misĂ©ricorde sur ma femme, mes enfants et ma soeur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent Ă me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde pĂ©rissable.
Je recommande mes enfants Ă ma femme, je n’ai jamais doutĂ© de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons ChrĂ©tiens et d’honnĂŞtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde ci (s’ils sont condamnĂ©s Ă les Ă©prouver) que comme des biens dangereux et pĂ©rissables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’ÉternitĂ©. Je prie ma soeur de vouloir bien continuer sa tendresse Ă mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.
Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donnĂ©s dans le cours de notre union, comme elle peut ĂŞtre sĂ»re que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose Ă se reprocher.
Je recommande bien vivement Ă mes enfants, après ce qu’ils doivent Ă Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obĂ©issants Ă leur mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu’elle se donne pour eux, et en mĂ©moire de moi. Je les prie de regarder ma soeur comme une seconde mère.
Je recommande Ă mon fils, s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommĂ©ment tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’Ă©prouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en rĂ©gnant suivant les Lois, mais en mĂŞme temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son coeur, qu’autant qu’il a l’autoritĂ© nĂ©cessaire, et qu’autrement, Ă©tant liĂ© dans ses opĂ©rations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.
Je recommande Ă mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’Ă©taient attachĂ©es, autant que les circonstances oĂą il se trouvera lui en donneront les facultĂ©s, de songer que c’est une dette sacrĂ©e que j’ai contractĂ©e envers les enfants ou les parents de ceux qui ont pĂ©ri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’Ă©taient attachĂ©es, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont mĂŞme montrĂ© de l’ingratitude, mais je leur pardonne, (souvent, dans les moment de troubles et d’effervescence, on n’est pas le maĂ®tre de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’Ă leur malheur.
Je voudrais pouvoir tĂ©moigner ici ma reconnaissance Ă ceux qui m’ont montrĂ© un vĂ©ritable attachement et dĂ©sintĂ©ressĂ©. D’un cĂ´tĂ© si j’Ă©tais sensiblement touchĂ© de l’ingratitude et de la dĂ©loyautĂ© de gens Ă qui je n’avais jamais tĂ©moignĂ© que des bontĂ©s, Ă eux et Ă leurs parents ou amis, de l’autre, j’ai eu de la consolation Ă voir l’attachement et l’intĂ©rĂŞt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrĂ©s. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciements ; dans la situation oĂą sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spĂ©cialement Ă mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaĂ®tre.
Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement Ă mon fils MM de Chamilly et Hue, que leur vĂ©ritable attachement pour moi avait portĂ©s Ă s’enfermer avec moi dans ce triste sĂ©jour, et qui ont pensĂ© en ĂŞtre les malheureuses victimes.
Je lui recommande aussi ClĂ©ry des soins duquel j’ai eu tout lieu de me louer depuis qu’il est avec moi. Comme c’est lui qui est restĂ© avec moi jusqu’Ă la fin, je prie MM de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s au Conseil de la Commune.
Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi.
J’ai trouvĂ© quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-lĂ jouissent dans leur coeur de la tranquillitĂ© que doit leur donner leur façon de penser.
Je prie MM de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilitĂ© pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnĂ©s pour moi.
Je finis en dĂ©clarant devant Dieu et prĂŞt Ă paraĂ®tre devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancĂ©s contre moi”.
Fait double à la Tour du Temple le 25 décembre 1792.
Louis
