«On ne choisit pas plus sa patrie - la terre de ses pères - que l'on ne choisit son père et sa mère.» Charles Maurras

Archive pour la catégorie 'Communisme'

Hommages de l’ex-rouge au vieil anti-communiste

Mercredi 13 juin 2007

L’ex-colonel du KGB devenu patron du Kremlin a remis un prestigieux prix d’État, hier, Ă  l’ancien dissident soviĂ©tique, un « Ă©crivain majeur » qui a « dĂ©diĂ© sa vie Ă  sa patrie ».

C’est une ironie de l’histoire. Alexandre Soljenitsyne, le pourfendeur du totalitarisme soviĂ©tique, dĂ©corĂ© de l’une des plus hautes distinctions officielles russes par Vladimir Poutine, le chef du Kremlin, accusĂ© de faire reculer la dĂ©mocratie dans son pays. L’auteur de L’Archipel du goulag, expulsĂ© d’URSS en 1974, rĂ©compensĂ© par l’ancien colonel du KGB qui a qualifiĂ© la disparition de l’Union soviĂ©tique de « plus grande catastrophe gĂ©o-politique du siècle ».

Et pourtant, Ă  l’occasion de la fĂŞte nationale cĂ©lĂ©brĂ©e hier, Vladimir Poutine a bel et bien signĂ©, la semaine dernière, un oukase dĂ©cernant le prix d’État Ă  Alexandre Soljenitsyne, « historien majeur », le premier Ă  avoir rapportĂ© « l’une des tragĂ©dies de la pĂ©riode soviĂ©tique », selon le communiquĂ© du Kremlin. Ă‚gĂ© de 88 ans, affaibli, le laurĂ©at du Nobel de littĂ©rature (1970) ne s’est pas dĂ©placĂ© pour recevoir son titre prestigieux. « Alexandre IssaĂŻevitch voit ce prix comme une marque d’attention pour l’oeuvre de toute sa vie », a commentĂ© son Ă©pouse Natalia Ă  l’agence Interfax. « Ce prix donne un certain espoir, poursuit-elle, […] que notre pays tire la leçon de son autodestruction au XXe siècle et qu’il ne la rĂ©pète jamais. »

Le paradoxe n’est qu’apparent. Car depuis son retour d’exil, en 1994, l’Ă©crivain Ă  la barbe de prophète, qui vit reclus dans la rĂ©gion de Moscou, s’est montrĂ© de plus en plus sĂ©vère pour l’Occident. Il y a un an, dans l’une des rares interviews accordĂ©es Ă  la presse, il avait fustigĂ© « l’encerclement total de la Russie » par l’Otan et les États-Unis qui « placent leurs troupes d’occupation dans les pays, l’un après l’autre ». Pour lui, avait-il confiĂ© Ă  Moskovskyie Novosti, le rapprochement de la Russie avec l’Otan pourrait conduire « à la chute de la civilisation chrĂ©tienne ».

Un discours qui coĂŻncide parfaitement avec celui du Kremlin, mĂŞme si l’ancien dissident a parfois pris ses distances avec Poutine, sur la TchĂ©tchĂ©nie par exemple. Dans son discours Ă  la nation du 26 avril dernier, Vladimir Poutine avait averti que « copier aveuglĂ©ment les modèles (culturels) Ă©trangers conduira inĂ©vitablement Ă  la perte de notre identitĂ© nationale ».

Pour le Kremlin, dĂ©noncer « l’impĂ©rialisme amĂ©ricain » et les projets de rĂ©volution orange fomentĂ©s Ă  l’Ă©tranger prĂ©sente un intĂ©rĂŞt tactique, Ă  neuf mois de la prĂ©sidentielle. Rien de tel pour rassembler le peuple autour du clan au pouvoir. Cette rĂ©surgence du nationalisme rĂ©pond cependant Ă  l’aspiration profonde des Russes, humiliĂ©s par la chute de l’empire et dĂ©boussolĂ©s par la fulgurante transformation de la sociĂ©tĂ©, Ă  se raccrocher Ă  des valeurs. Mais lesquelles ? Comme pour faire Ă©cho Ă  l’appel de Soljenitsyne de revenir aux principes moraux traditionnels, Vladimir Poutine s’affiche rĂ©gulièrement avec le patriarche orthodoxe de toutes les Russies, Alexis II. Lequel avait reçu en 2006, le prix d’État.

Source : Le Figaro

Ă€ Stains, on aime les flics

Mardi 12 juin 2007

Dans le quartier du Clos-Saint-Lazare, Ă  Stains, la “vendetta” entre trafiquants de drogue vire Ă  l’hĂ©catombe. Les habitants, exaspĂ©rĂ©s, ne sont pas mĂ©contents de croiser des patrouilles de CRS.

« 3 + 5 + 2 + 7 + 3 + 4 : 24 homicides en un an au total ! » Dans le deuxième district de police de la Seine-Saint-Denis qui couvre onze communes d’Aubervilliers Ă  Épinay-sur-Seine, le taux de mortalitĂ© criminelle est quatre fois supĂ©rieur Ă  Paris.
La citĂ© du Clos-Saint-Lazare, Ă  Stains, au coeur mĂŞme de cette zone, vient donc de ramasser ce week-end son quatrième cadavre en deux mois dans le cadre d’un règlement de comptes entre trafiquants pour le contrĂ´le du marchĂ© local de la cocaĂŻne et de l’hĂ©roĂŻne. Les victimes avaient entre 26 et 35 ans. Et le cycle de la vengeance n’est pas terminĂ©.

Au Clos, l’ambiance est devenue Ă©lectrique. Le maire communiste de la ville, Michel Beaumale, ne souhaite visiblement plus s’exprimer sur cette affaire. On a bien dĂ©filĂ© dans le quartier contre la violence au lendemain du deuxième assassinat, mais depuis une chape de plomb semble s’ĂŞtre abattue sur la citĂ©, alors que Marie-George Buffet, premier secrĂ©taire du PC et dĂ©putĂ© local, est en lice pour garder son siège. « Les cocos ? Depuis quelque temps, ils sont invisibles », peste Martine en regagnant son deux-pièces de l’avenue Charles-PĂ©guy. Son immeuble de quinze Ă©tages vient d’ĂŞtre ravalĂ©. « Un manteau de fourrure pour cacher la misère », lâche-t-elle, amère.

Avec la nuit vient l’heure des voitures brĂ»lĂ©es sur Paul-Verlaine. Des vĂ©hicules volĂ©s pour la plupart, que les voyous utilisent pour les casses et les rodĂ©os. « Les carcasses sont enlevĂ©es au petit matin, avant que les Stanois ne partent au travail, mais je les vois flamber vers 23 heures depuis ma cuisine », confie HĂ©ry Toutoute-Fauconnier, conseiller municipal de l’opposition. GuadeloupĂ©en d’origine, cet ancien RPR qui se qualifie de « sarkozyste sur la ligne de front », rĂ©side au Clos depuis trente ans. Car il y a des militants UMP dans cette citĂ© rĂ©putĂ©e l’une des plus difficiles de France.

« Le problème, explique-t-il, c’est que nos instances supĂ©rieures ne donnent la parole Ă  leur petit peuple qu’au moment des Ă©lections, notamment aux sĂ©natoriales pour recueillir nos voix, puis elles nous oublient jusqu’au prochain scrutin. » HĂ©ry Toutoute-Fauconnier n’est pas rancunier. « Il faut apprendre Ă  se dĂ©brouiller seul, poursuit-il. Car ici, si vous n’ĂŞtes pas communiste, ce n’est pas la peine d’espĂ©rer beaucoup de soutien pour monter des actions de solidaritĂ©. » Ă€ Stains (33 000 habitants), plus de la moitiĂ© des foyers sont exonĂ©rĂ©s d’impĂ´ts, 58 % des habitants gagnent moins d’une fois et demi le smic et près de 40 % ont moins de 25 ans.

Au bas de son F4 dĂ©labrĂ© qu’il loue près de 700 euros par mois, les trials n’en finissent pas de pĂ©tarader. Un bruit Ă  devenir sourd. Soudain, un fourgon de CRS dĂ©boule, poursuivant une minimoto qu’un grand ado sans casque pilote plein gaz sur le trottoir. « Des patrouilles comme ça, on aimerait en voir plus souvent, commente l’Ă©lu, et puis aussi des agents Ă  pied, parce qu’ici on a le sentiment d’ĂŞtre abandonnĂ©s. » Pour les habitants du Clos-Saint-Lazare, l’ennemi ce n’est pas la police. C’est l’indiffĂ©rence.

Source : le Figaro

Ingrid Betancourt en vie

Vendredi 18 mai 2007

… selon un ancien otage des FARC.

L’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt est vivante ainsi que les 3 AmĂ©ricains sĂ©questrĂ©s par les Forces armĂ©es rĂ©volutionnaires de Colombie (marxistes), a dĂ©clarĂ© mercredi Ă  Bogota John Frank Pinchao Blanco, un sous-officier de la police colombienne parvenu Ă  Ă©chapper aux guĂ©rilleros.

“La dernière fois que je les ai vus c’Ă©tait le 28 avril”, a prĂ©cisĂ© le policier lors d’une confĂ©rence de presse Ă  la prĂ©sidence. Très amaigri, pleurant en Ă©voquant ses compagnons de dĂ©tention, l’ex-otage a Ă©galement indiquĂ© avoir rencontrĂ© l’adjointe d’Ingrid Betancourt, Clara Rojas, enlevĂ©e en mĂŞme temps que la Française.

“Elle a eu un fils qui a aujourd’hui trois ans. L’enfant s’appelle Emmanuel”, a-t-il dit confirmant que la jeune femme avait eu un enfant avec un guĂ©rillero pendant sa dĂ©tention. Il a ensuite Ă©voquĂ© les nuits pendant lesquelles les otages dormaient attachĂ©s par le cou les uns aux autres avec des chaĂ®nes cadenassĂ©es.

John Frank Pinchao Blanco, otage des FARC depuis plus de huit ans, a rĂ©ussi Ă  s’enfuir d’un campement rebelle Ă  la faveur d’une opĂ©ration lancĂ©e il y a 13 jours par la police dans la zone de Vichada, près de la frontière avec le BrĂ©sil. M. Pinchao, libĂ©rĂ© mercredi, avait Ă©tĂ© enlevĂ© le 1er novembre 1998 lors d’une attaque des FARC Ă  Mitu, la capitale provinciale, qui avait fait des dizaines de morts et permis la prise d’autres otages.

Ingrid, Betancourt, 45 ans, otage depuis le 23 février 2002, a été enlevée par les FARC pendant la campagne présidentielle à laquelle elle se présentait comme candidate des Verts colombiens.

Les trois AmĂ©ricains, Marc Gonsalves , Keith Stansell et Thomas Howes, ont Ă©tĂ© capturĂ©s par les FARC le 13 fĂ©vrier 2003 quand l’avion dans lequel ils effectuaient une mission antidrogue, a Ă©tĂ© abattu par les rebelles dans le Caquetá (Ă  350 km au sud-ouest de Bogota). Selon le sous officier colombien, l’un d’eux serait malade.

Les FARC, première guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes détenus par le gouvernement en échange de celle de 56 otages.

Source : la Croix 

Guy Môquet, modèle de Sarkozy ?

Jeudi 17 mai 2007

Le Salon Beige rappelle quelques “dĂ©tails” sur la vraie histoire de Guy MĂ´quet. Le Salon Beige a aussi appelĂ© ses lecteurs Ă  envoyer les paroles de rĂ©sistants chrĂ©tiens morts pour la France. Cet appel a bien Ă©tĂ© reçu. En espĂ©rant que ces textes soient lus dans les Ă©coles chrĂ©tienne, bonne lecture :

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/05/paroles_de_rsis.html

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/05/paroles_de_rsis_1.html

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/05/dernires_parole.html

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/05/dernires_parole_1.html

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/05/dernires_parole_2.html