Profitant de sa visite officielle en France pour s’adresser a la communautĂ© africaine rĂ©unie en ce dĂ©but de soirĂ©e au siège de l’Unesco, M.Kadhafi n’a pas hĂ©sitĂ© Ă accuser la France d’attenter au droits de l’Homme dans un discours mellant erreurs historiques et fausses vĂ©ritĂ©s. RĂ©pondant aux demandes de son “proche ami” NicolaĂŻ Sarkozy sur ce sujet, le pestilent lybien a demandĂ© «Nous sommes dans le pays qui parle des Droits de l’homme. Y-a-t-il certains de vos droits qui ne sont pas appliquĂ©s?» et d’ajoutĂ© «Avant de parler des Droits de l’homme, il faut vĂ©rifier que les immigrĂ©s bĂ©nĂ©ficient chez vous de ces droits». DĂ©rivant dans le pathĂ©tique, il devait affirmer, s’adressant a “ses frères africains” «Nous sommes l’objet d’injustices. Notre continent a Ă©tĂ© colonisĂ©, nous avons Ă©tĂ© rĂ©duits en esclavage, dĂ©placĂ©s dans des navires comme du bĂ©tail….»
Certes leur continent fut colonisĂ© mais mais aurait-il oubliĂ© que les principaux bâtiments (hĂ´pitaux…) et voies de communication du continent datent en rĂ©alitĂ© de cette ère prospère( pour l’Afrique et non pour les mĂ©tropoles contrairement a ce que voudraient faire croire certains historiens douteux, descendants idĂ©ologiques de quelques Jaurès ou Blum, fervents dĂ©fenseurs de ” [notre] devoir d’aporter les bienfaits de la civilisation aux races sous dĂ©velloppĂ©es” ).
Certes une partie de la population fut rĂ©duite en esclavage, mais a-t-il oubliĂ© que s’il fallait accuser quelqu’un de ces faits, ce serait tout d’abord vers l’Arabie qu’il faudrait se tourner, responsable de la dĂ©portation d’une grosse douzaine de millions de “nègres” (je mets quand mĂŞme les guillemets, je suis de bonne humeur) et ce sur la seule pĂ©riode allant du XVI au XIXeme siècle. De plus, aurait-il omi que seuls les africains furent responsable de leur malheur. En effet , sans le concours des tribus locales, les europĂ©ens comme les arabes Ă qui ils vendaient leurs “prisonniers de guerre” n’auraient pu emporter tant d’hommes et de femmes. Sans oublier non plus les traites internes, transsahariennes, de l’afrique noire vers les Ă©tats du Nord dont la Lybie, (tiens comme c’est bizarre, il a oubliĂ©!) responsables quand mĂŞme du dĂ©placement d’environs 9.5 millions de noirs (nombre Ă©quivalent -en comptant les dĂ©portations du Centre vers les Ă©tats islamiques de l’Est- a celui du commerce triangulaire.)
«…Aujourd’hui nous travaillons dans le bâtiment, dans la construction de routes (…). Après tout cela, nous sommes envoyĂ©s dans les banlieues et nos droits sont violĂ©s par les forces de police».
petit test: la prochaine fois que vous recontrerez un chantier, amusez vous a compter le nombre de travailleurs africains (ou d’origine africaine s’il y en a qui preferent, mĂŞme si cela ne change pas grand chose.) Oui, les italiens, les espagnol, les portugais ou autres immigrĂ©s d’Europe travaillèrent dans le bâtiment avant de s’inserrer avec rĂ©ussite (certains arrivant mĂŞme a la tĂŞte de l’Etat !) mais rappelez vous cette phrase de De Gaulle:
“Les Arabes n’ont jamais rien construit, jamais un pont, jamais un port, jamais une
usine, jamais un chemin de fer. Cela n’est jamais arrivĂ©. Il y a peu de chances pour
que cela arrive maintenant.”
ou “Les Arabes, pour dĂ©truire les ponts, ça va. Mais pour les construire… Avez-vous dĂ©jĂ vu un Arabe construire un pont ?”
Quand aux droits bafouĂ©s des immigrĂ©s parquĂ©s dans les banlieux…
E.S-F